Le bonheur se vit avec plus d’intensité quand…

« Nous ne divorçons plus parce que nous sommes malheureux, mais parce que nous pourrions être plus heureux. – Esther Perel, psychothérapeute. »

J’ai été inspiré par cette phrase, qui en dit long sur la société dans laquelle nous vivons.

Sentez-vous cette course au bonheur qui nous pressurise, dans notre société ?

Cette pression au bonheur qui vient nous rendre visite dans tous les domaines de notre vie.
Notre couple, notre travail, nos relations, nos projets, notre quotidien, nos amitiés, notre environnement de vie…

Cette constante poursuite du bonheur, fait régner un doute, permanent, dans notre vie.

Avec des questionnements qui se répètent sans fin :

-Est-ce que je suis heureux(se) ? Est-ce que je pourrais être plus heureux(se) ?
-Qu’est-ce que je pourrais faire pour être plus heureux ? Dois-je-quitter cette relation, cette situation ou ce quotidien ?

Et, cette pensée qui ne cesse de nous hanter, même dans nos périodes de bonheur : « Je suis heureux(se) mais peut-être que je pourrais être plus heureux(se) ailleurs… »

Nous recherchons un bonheur permanent, dire que le bonheur, ce sont des moments, des instants de satisfactions, des moments de contentement, de joie et d’appréciation.

Le bonheur se vit dans le contraste de nos émotions et dans notre capacité à naviguer toute la gamme d’émotions que nous avons en tant qu’humain.

J’aime beaucoup cette idée de la professeure en psychologie, Laurie santos : « part of happiness really is about being present. »

Une partie de notre faculté à être heureux consiste à savoir, simplement, être présent. En offrant, intentionnellement notre attention au moment que nous sommes, actuellement, en train de vivre, même si, parfois, cela est désagréable.

Le bonheur se fait plus palpable dans notre faculté à être présent.

Le plus grand frein à notre bonheur, c’est que l’on va se déconnecter, constamment, de notre réalité : notre attention (et donc notre présence) est en permanence volée : par notre portable, nos inquiétudes pour notre futur, nos mille tâches du quotidien, nos incertitudes perpétuelles, nos jugements envers nous-même comme envers la vie des autres…

Quand nous ne sommes pas présents à ce que nous vivons, nous ne pouvons pas apercevoir et apprécier, les instants de bonheur qui parsèment notre quotidien.

Il est bien connu que quand notre attention est happée par des éléments externes, nous avons des difficultés à vivre profondément les moments de bonheur que nous avons devant nous.

Le bonheur demande votre attention,
il demande un moment de pause de votre part,
il demande à être vu et pour cela vous devez prendre le temps de poser votre regard sur lui.

Le bonheur, c’est quand vous avez fini un projet qui vous tient à cœur, quand vous appréciez un moment d’échange avec une personne que vous aimé, c’est quand vous prenez conscience de tous les points positifs de votre vie, c’est quand vous avez fait des actions qui vous rendent fièr(e), quand vous prenez le temps de déguster un moment précieux…

Le bonheur est un résultat que l’on prend le temps de noter de notre attention, et non un état constant.

Tandis que notre obsession du bonheur et sa poursuite incessante font monter nos doutes et nos inquiétudes, le bonheur nous demande juste de commencer à savoir apprécier ce qui est.

De savoir passer de l’insatisfaction au contentement, en aiguisant notre faculté à voir les éléments agréables de notre vie.

En passant de la course au bonheur, à la sérénité de la simple appréciation de ce qui nous entoure.

Passer de cette pression d’un bonheur, constant, sous stéroïdes, à un bonheur interrompu de contrastes, qui nous permet de vivre la richesse de notre humanité.

J’espère que mes mots pourront insuffler plus de bonheur dans votre vie.

Eva Ledemé

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